disques nato (in French)
Dans le triple album de
Mike Westbrook, The Cortege, suite ambitieuse sortie
en 1982, s'appuyant sur les poésies de Federico
Garcia Lorca, Arthur Rimbaud, Hermann Hesse, William
Blake, John Clare, Giuseppe Gioachino Raimondo Belli,
et Pentti Saarikoski, la voix de Phil Minton lançait
une sorte d'appel à partir d'un poème de Lorca qui
portait loin, comme une Saeta andalouse. La poésie
reste le meilleur exutoire à la procuration et la
mère porteuse la plus sûre de nos unités.
C'est dans les lignes de "Poema de la Saeta" que les Fantastic Merlins ont trouvé leur nom, sans rapport apparent, dans un autre temps, une autre contrée. Ils auraient donc pu s'appeler The dark archers, The perfection of Dionysus, Orlando Furioso, Crinoline Virgin ou the Green night. On sentira plutôt que le nom semble s'être apposé à eux. C'est la force de la poésie de se rejoindre partout où elle se trouve. Ainsi va l'exigence de la vie.
Les Fantastic Merlins se distinguent d'abord comme des sortes d'orfèvres de la cantilène musicale moderne. Leur second album se nomme A Handful of earth du titre éponyme et numéroté 7. "A Handful of earth" (la chanson) bat du coeur impétueux de tous les attributs qui composent A Handful of earth (l'album). Il s'agit d'hydrater le tonnerre, permettre la semence, propager "plus que l'eau" par un jeu de vastes courbes en dénichant, "face à la fenêtre", pour mieux les chasser, toutes exclusives.
Sens du chant, swing, groove, soin des arrangements, douceurs, énigmes, articulation par le "texte" musical de quatre imaginaires lumineux, la musique des Fantastic Merlins dévoile la pétulante transcendance de nos multiples impuissances, l'art des possibles en un temps court jamais millimétré et riche de toutes les équations, une illumination amoureuse, pétrie d'énergie et de confidences, qui porte loin.
C'est dans les lignes de "Poema de la Saeta" que les Fantastic Merlins ont trouvé leur nom, sans rapport apparent, dans un autre temps, une autre contrée. Ils auraient donc pu s'appeler The dark archers, The perfection of Dionysus, Orlando Furioso, Crinoline Virgin ou the Green night. On sentira plutôt que le nom semble s'être apposé à eux. C'est la force de la poésie de se rejoindre partout où elle se trouve. Ainsi va l'exigence de la vie.
Les Fantastic Merlins se distinguent d'abord comme des sortes d'orfèvres de la cantilène musicale moderne. Leur second album se nomme A Handful of earth du titre éponyme et numéroté 7. "A Handful of earth" (la chanson) bat du coeur impétueux de tous les attributs qui composent A Handful of earth (l'album). Il s'agit d'hydrater le tonnerre, permettre la semence, propager "plus que l'eau" par un jeu de vastes courbes en dénichant, "face à la fenêtre", pour mieux les chasser, toutes exclusives.
Sens du chant, swing, groove, soin des arrangements, douceurs, énigmes, articulation par le "texte" musical de quatre imaginaires lumineux, la musique des Fantastic Merlins dévoile la pétulante transcendance de nos multiples impuissances, l'art des possibles en un temps court jamais millimétré et riche de toutes les équations, une illumination amoureuse, pétrie d'énergie et de confidences, qui porte loin.


